Crépuscules

Les couleurs sont franches. Elles ne mentent jamais. Le rose et l’orange dominent, donnent le tempo. Le changement est d’abord discret, presque invisible. La ligne de l’horizon est la première à se modifier. Elle se durcie comme tracée à la règle par un crayon taillé, presque trop affûté. Alors les couleurs s’affichent. Franches. Elle neLire la suite « Crépuscules »

Les livres ont une odeur

De Daudet: l’appel à la musique de la langue parlée, chuchotée sous les draps ou sur mon petit mange disque. Quarante cinq tours gravés de la voix de Fernandel et la Provence et le soleil et les cigales dans l’accent qui roule comme les pierres sous les sabots de la petite chèvre, et les Reviens!Lire la suite « Les livres ont une odeur »

De l’eau sous les ponts

Marie lave ses pieds dans la Seine. Colossale, elle perturbe le flot du courant, oblige l’eau chargée de boue, de vase et d’immondices a contourner ses mollets épais et solides, ancrés on ne sait dans quelle profondeur infâme. L’eau paraît plus sale encore là ou un petit remous se forme, devant les jambages de pierreLire la suite « De l’eau sous les ponts »

Nouveau monde

« Nous, chercheurs de la connaissance nous sommes pour nous même des inconnus- pour la bonne raison que nous ne nous sommes jamais cherchés » Friedrich Nietzsche Moi, dernier explorateur des temps modernes , je pars à la découverte de ces lieux. Terres vierges et sauvages. J’irais sans crainte à la recherche du nouveau parLire la suite « Nouveau monde »

C’est à cet instant que j’ai baissé les yeux

C’est à cet instant que j’ai baissé les yeux. Circonstance cynique d’un destin pourtant déjà consumé que je me refusais inconsciemment à affronter.Pour en arriver là, le chemin n’est pas droit propre et sûr. Il serpente et se dérobe sous les assauts de la raison et de l’évidence. Et il m’a fallu bien des annéesLire la suite « C’est à cet instant que j’ai baissé les yeux »

Il y a longtemps que je t’aime

Par ici, comme ailleurs, l’hiver s’en est allé. Le jardin fête comme il se doit l’arrivée du printemps. L’averse hésite, se gonfle, s’enhardit puis renonce bien vite et laisse entrevoir entre les nuages qui s’étirent une palette délavée de couleurs éclatantes. La sève réchauffe l’écorce ridée des branches du chêne centenaire que l’ont croyait morte.Lire la suite « Il y a longtemps que je t’aime »