Idole

Un simple parallélépipède rectangle. Je ne quitte jamais des yeux Longueur égale environ deux virgule cinq fois la largeur et hauteur un dixième moindre que la longueur soit un peu moins d’un cinquième de la largeur. Mathématique. Lisse, froid,brillant, noir profond. Reflète mon visage, contemple mon âme  Sobre, presque triste, sombre.Quelque chose néanmoins de précieux,Lire la suite « Idole »

La deuxième dimension

Le portrait est noir et blanc. Autour de lui pas une once de couleur pour égayer l’instant. Tout n’est qu’éclat métallique et fumée. Désolation. Le papier argentique froissé et sale tremble. Ses doigts couronnés d’un croissant noir de terre tremblent. Autour de lui le vacarme. Lui est dans le silence. Le silence de ce portrait.Lire la suite « La deuxième dimension »

Moi je dis que les bonbons valent mieux que la raison

La guerre est déclarée. Les deux belligérants se font face autour d’une table. La table de la cuisine. Le décor est apaisé. Charmant. On a disposé une nappe propre et repassé pour l’occasion, un bavoir immaculé, une toute petite cuillère au manche finement poinçonné de fleurs entrelacées et le bol de porcelaine, celui décoré d’uneLire la suite « Moi je dis que les bonbons valent mieux que la raison »

Lithurgie des heures

Vigiles, Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, Vêpres ,Complies, accomplie, ma journée est accomplie, finie et pourtant sans fin, recommence, cycle infini, j’égrène entre mes doigts le chapelet des jours finis et pourtant sans fin, compte, recompte, recommence, je récite le décompte, compte à rebours des secondes, nanosecondes, microsecondes, centièmes de seconde, dixième de secondes, ilLire la suite « Lithurgie des heures »

Coupable

Il fait son entrée dans le bureau. De l’extérieur il aurait juré entendre les éclats de voix familiers. Pourtant le silence coule en chape. Les regards sont fuyant. Il écarquille les yeux jusqu’à se faire mal dans le but d’en faire des réceptacles à cette matière flasque, insaisissable qui l’entoure. Tout lui échappe, liquide entreLire la suite « Coupable »

Charades

Ma première est un espace clos, rassurant. Liquidien. Il me semble que je flotte. Il ne s’agit que de couleurs qui filtrent au travers des parois de chairs rosés. Fin papier de soie d’un théâtre d’ombres chinoises. Ma deuxième est une caresse. Parois d’osier recouvertes sur  trois côtés d’une cotonnade de fleurs bleues. Je neLire la suite « Charades »