Coupable

Il fait son entrée dans le bureau. De l’extérieur il aurait juré entendre les éclats de voix familiers. Pourtant le silence coule en chape. Les regards sont fuyant. Il écarquille les yeux jusqu’à se faire mal dans le but d’en faire des réceptacles à cette matière flasque, insaisissable qui l’entoure. Tout lui échappe, liquide entreLire la suite « Coupable »

Charades

Ma première est un espace clos, rassurant. Liquidien. Il me semble que je flotte. Il ne s’agit que de couleurs qui filtrent au travers des parois de chairs rosés. Fin papier de soie d’un théâtre d’ombres chinoises. Ma deuxième est une caresse. Parois d’osier recouvertes sur  trois côtés d’une cotonnade de fleurs bleues. Je neLire la suite « Charades »

De l’eau sous les ponts

Marie lave ses pieds dans la Seine. Colossale, elle perturbe le flot du courant, oblige l’eau chargée de boue, de vase et d’immondices a contourner ses mollets épais et solides, ancrés on ne sait dans quelle profondeur infâme. L’eau paraît plus sale encore là ou un petit remous se forme, devant les jambages de pierreLire la suite « De l’eau sous les ponts »

Nouveau monde

« Nous, chercheurs de la connaissance nous sommes pour nous même des inconnus- pour la bonne raison que nous ne nous sommes jamais cherchés » Friedrich Nietzsche Moi, dernier explorateur des temps modernes , je pars à la découverte de ces lieux. Terres vierges et sauvages. J’irais sans crainte à la recherche du nouveau parLire la suite « Nouveau monde »

C’est à cet instant que j’ai baissé les yeux

C’est à cet instant que j’ai baissé les yeux. Circonstance cynique d’un destin pourtant déjà consumé que je me refusais inconsciemment à affronter.Pour en arriver là, le chemin n’est pas droit propre et sûr. Il serpente et se dérobe sous les assauts de la raison et de l’évidence. Et il m’a fallu bien des annéesLire la suite « C’est à cet instant que j’ai baissé les yeux »

Il y a longtemps que je t’aime

Par ici, comme ailleurs, l’hiver s’en est allé. Le jardin fête comme il se doit l’arrivée du printemps. L’averse hésite, se gonfle, s’enhardit puis renonce bien vite et laisse entrevoir entre les nuages qui s’étirent une palette délavée de couleurs éclatantes. La sève réchauffe l’écorce ridée des branches du chêne centenaire que l’ont croyait morte.Lire la suite « Il y a longtemps que je t’aime »

Naïvetés

Par ici, comme ailleurs, l’hiver s’en est allé. Le jardin fête comme il se doit l’arrivée du printemps. L’averse hésite, se gonfle, s’enhardit puis renonce bien vite et laisse entrevoir entre les nuages qui s’étirent une palette délavée de couleurs éclatantes. La sève réchauffe l’écorce ridée des branches centenaires que l’ont croyait mortes. Elles parentLire la suite « Naïvetés »